Couloir(s)

Création tout public pour 3 interprètes

ouloirs architecturaux, couloirs aquatiques, aériens, couloirs de la mort, couloirs chimiques ou biologiques, couloirs humanitaires. Ces couloirs font l’humanité. Le bruit de l’humanité. Car inhérents à l’espace privé ou public de ces couloirs viennent les bruits de couloirs, ceux de la cour, des ministères, ceux des prisons, des hôpitaux, des tribunaux, les bruits de la rumeur, des révoltes, ceux de la jalousie, de la trahison, comme ceux des cris du cœur, de l’entraide, et du partage. Dans cette pièce c’est d’abord le cloisonnement de l’espace scénique en couloir(s)—réels ou imaginaires —, qui va définir de façon générale le langage chorégraphique. Même si les couloirs seront marqués ou suggérés par la scénographie, ce sont surtout les corps qui donneront à voir les couloirs, les murs, les fenêtres, les portes, les extérieurs, les hauteurs, les points de vue, les horizons barrés, les espaces à atteindre ou cachés. Déambuler. Couloir vide, couloir qui contient les cris, les rires, de l’autre côté du mur. Parfois on fonce avec un but précis, ou l’on traîne les pieds vers ce but qui n’a plus de raison d’être qui nous effraie, nous ennuie.
Lieu de rencontre, un couloir ? On croise la personne d’à côté ou justement on se retire du couloir dans son espace pour ne pas être vu de cette personne d’à côté.


On peut s’aimer sans être découverts, impossible de ne pas voir celui qui nous a vus.
On ne peut évoquer les couloirs, sans penser aux longues files, celles du quotidien et les plus tragiques de l’histoire de l’humanité.
Files d’attente au cinéma, supermarché, des musées, temps partagé à piétiner plus ou moins patiemment, les contacts parfois se créent, impossible de bouger, de partir sans perdre sa place.

Equipe 

  • chorégraphe : Kirsten Debrock
  • interprètes : Deborah Lary, Elodie Fuster Puig, Chloé Bibal
  • design sonore : Olivier Soliveret
  • création lumière : Laetitia Orsini

 

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